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Référendum sur les loi contre les étrangers et l’imigration

Deux fois NON

lundi 14 août 2006, par Caleb Walther


Nous allons voter sur les deux lois contre l’Asile et les étrangers acceptées par les chambres fédérales. Les Verts soutiennent activement un double NON. En effet, ces lois ne sont pas acceptables pour une société consciente des inégalités de la Planète et de la souffrance des plus pauvres d’entre-nous.

Nous n’allons pas refaire ici le débat mais simplement rappeler certains éléments qui nous semblent déterminants.

le Oui de la droite suisse

Comment expliquer que cette loi ait été acceptée par des partis qui refusaient des mesures moins extrême il y a 2-3 ans ? Comment expliquer qu’un parti qui se veut du centre et chrétiens soit dans le camp de l’UDC ?

Une réponse me semble évidente. Les partis de droit, hors-UDC, ont vu leur électorat gravement diminuer à cause de cette même UDC. Or un des domaines de prédilection de l’UDC est l’isolement et la lutte contre l’étranger qui s’accompagne. les PRD et le PDC ont probablement calculé qu’en n’agissant pas sur les lois relatives aux étrangers, ils allaient continuer à perdre des voix. Ils ont souhaité couper l’herbe sous les pieds de l’UDC en leur montrant qu’eux aussi était capable de prendre des mesures "fortes".

Ce calcul est choquant et dangereux. Comme l’a déjà rappelé par exemple M. Perrin (UDC) à la RSR au printemps, l’UDC se félicite de ces lois mais ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Et c’est là que l’on voit un premier danger. Les partis de droite ont voulu faire concurrence à l’UDC mais on est probablement entré dans une course sans limite où ce sont des à nouveau des pauvres qui vont payer les conséquences

Des lois inefficaces

Des problèmes en Suisse, oui il y en a. Mais la faute n’en revient pas tellement aux étrangers ni à notre politique d’Asile. Cependant, il est bien commode de trouver des boucs émissaires. Cette affirmation ne signifie pas que la Suisse peut ouvrir ses frontières et accepter "toute la misère du monde". Je suis pour ma part persuadé que le mieux et de permettre à chacun de vivre dignement et de préférence dans son pays d’origine.

Mais cela impose de mener des politique de développements performantes et sans arrières pensées (commerciales par exemple). Pour limiter l’immigration, on nous propose autre chose, à savoir faire comprendre aux pauvres qu’ils ne sont pas les bienvenus chez nous et que ce sera pire que chez eux.

Permettez moi de dire que cette politique me semble au mieux ridicule. On se retrouve dans la position du riche qui explique au pauvre que l’argent ne fait pas le bonheur... Pourtant, cela ne va pas diminuer les différences de richesses entre le Nord et le Sud. Comment expliquer et réellement faire comprendre que notre situation n’est pas enviable quand cela est tellement évident.

Bref, vouloir limiter l’immigration suppose de réduire les causes de cette immigration (pauvreté, guerres, catastrophes naturelles, etc.) Ces lois ne vont pas dans ce sens et n’auront donc qu’un effet particulièrement limité. Tout ceci à un prix insoutenable pour les progrès moraux et de respect humain. Traiter les étrangers comme du surplus inutiles, des déchets c’est intolérables pour une société qui se veut ouverte et moderne.

P.-S.

Pour en savoir plus :

deux fois NON

Amnesty International

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